22 février 2026

Ô nations du monde, ô peuples éveillés, prêtez l’oreille à ce cri d’alarme qui résonne comme un tonnerre dans le silence complice des chancelleries ! Nous voici au bord du précipice, les yeux grands ouverts sur un abîme que l’arrogance impériale creuse sous nos pieds. Un sénateur américain, Lindsey Graham, sur les ondes de Fox News, n’a-t-il pas osé proférer l’impensable ? Un ordre présidentiel, signé de la main de Donald Trump, visant l’assassinat du Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei ? Et cela, au moment précis où les bombardiers stratégiques américains, ces messagers de mort, regagnent leurs bases en Europe, en alerte maximale, prêts à déchaîner l’enfer sur le Moyen-Orient !

Ce plan n’est pas né du hasard. Il est le fruit d’un murmure venimeux : celui de Benyamin Netanyahou, qui s’est engouffré dans l’oreille encore blessée de Donald Trump pour y distiller ses pulsions bellicistes. Profitant d’un président marqué dans sa chair, le dirigeant sioniste souffle sur les braises de la vengeance, poussant l’Amérique vers une confrontation dont elle ne sortira pas indemne.

​Le cynisme de Washington atteint des sommets. Fort de son autonomie énergétique nouvelle, l’Empire affiche désormais un mépris souverain pour ses anciens alliés : l’Amérique clame n’avoir plus besoin du pétrole du Moyen-Orient, ou du moins, n’avoir plus aucun compte à rendre aux Arabes. Ce désengagement moral, couplé à une agressivité militaire intacte, signe la fin de l’ère des pactes de façade. On ne cherche plus la stabilité, on cherche l’écrasement.

N’est-ce pas là une provocation d’une gravité inouïe, une déclaration de guerre voilée qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire ? Comment peut-on, au XXIe siècle, envisager froidement l’élimination d’un chef d’État, sous prétexte que des manifestations internes – manipulées ou non – serviraient de « signal vert » à l’agression ? Et que dire de l’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro, ce message brutal envoyé à Téhéran : « Vous serez les prochains » ? L’Amérique, dans sa hubris impériale, croit-elle pouvoir décapiter les nations résistantes une à une, sans conséquence ?

Mais l’Iran n’est pas le Venezuela. L’Iran, ce bastion millénaire de dignité et de résilience, a déjà répondu par la voix de ses généraux : le conseiller militaire du Guide suprême, Amir Hatami, a promis un « réponse karbalaïenne », une réplique d’une ampleur jamais vue, où l’Iran n’utilisera pas un tiers de sa puissance, mais toute sa fureur légitime. Des milliers de missiles hypersoniques produits chaque mois, des drones invincibles, un arsenal qui fait trembler les 50 bases américaines disséminées dans la région, abritant 70 000 soldats vulnérables. Et derrière l’Iran, des centaines de millions de chiites et de sunnites solidaires, unis par la cause palestinienne, par les massacres à Gaza, au Liban, au Yémen. La Chine, la Corée du Nord, l’Afrique entière observent : un coup porté à Téhéran serait un coup porté à l’ordre multipolaire naissant.

Et le Yémen, ce peuple indomptable, n’est-il pas déjà en état d’alerte ? Ses dirigeants menacent de frapper toute présence israélienne dans la Corne de l’Afrique, de fermer Bab el-Mandeb si nécessaire. Les Houthis, ces gardiens du détroit, ont prouvé leur capacité à paralyser le commerce mondial. Une guerre régionale ? Non, messieurs les stratèges de Washington : une conflagration mondiale, où vos porte-avions deviendraient des cercueils flottants, où vos alliés européens, déjà échaudés, vous abandonneraient face au chaos.

Ô Trump, ô faucons du Capitole, posez-vous cette question rhétorique qui hurle dans le silence : croyez-vous vraiment que l’assassinat d’un leader spirituel et politique passerait sans riposte ? Que l’Iran, fort de son histoire, de sa foi et de ses alliances, plierait comme un roseau ? Non ! Ce serait l’étincelle qui embraserait le poudre, redessinant le Moyen-Orient non selon vos cartes impérialistes, mais selon la volonté des peuples opprimés. Ce serait la fin de votre hégémonie, le crépuscule d’un empire qui sème la mort et récolte la tempête.

Le monde retient son souffle. Les bombardiers volent, les missiles sont armés, les peuples se lèvent. Sommes-nous condamnés à revivre les folies du passé, ou y aura-t-il, in extremis, une voix de raison pour arrêter cette marche vers l’apocalypse ? Le temps presse. L’histoire nous jugera tous, et elle ne pardonnera pas aux pyromanes qui jouent avec le feu nucléaire au nom d’une « Amérique d’abord » qui n’est, en réalité, que l’Amérique seule face à sa chute.

Réveillez-vous, peuples du monde ! Avant que les cieux ne s’assombrissent définitivement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *