13 January 2026

Par notre bénévole Lhoucine BENLAIL vice-président de diplomaticnews.net


​Alors que le silence royal s’épaissit, le duo Akhannouch-Lekjaa d’un côté, et Bourrita de l’autre, actionnent les leviers d’une machine d’État qui semble désormais tourner pour elle-même. Analyse d’un système qui joue son va-tout.

​I. L’Ingénierie de la Prédation :

Le Maroc sous la coupe du « Business-Gouvernement »
​Pendant que le peuple scrute

les bulletins de santé de Sa Majesté — que ALLAH le guérisse —, Aziz Akhannouch a transformé la primature en un quartier général d’affaires. Son rôle pendant cette absence ? Assurer une transition de fait où l’État devient le premier client de ses propres entreprises.
​Le Conflit d’Intérêt Érigé en Système : Jamais la porosité entre les intérêts privés du chef du gouvernement et les finances publiques n’a été aussi flagrante. Des hydrocarbures au dessalement de l’eau, chaque grand chantier « royal » semble étrangement profiter aux filiales de la holding du premier ministre.

​La Fuite en Avant de Lekjaa :

Pour nourrir cet ogre infrastructurel (stades, LGV, CAN 2025), Fouzi Lekjaa joue au poker avec la souveraineté du pays. En multipliant les emprunts auprès du FMI et de la Banque Mondiale, il place le Maroc sous une tutelle financière internationale. Cette « économie de l’endettement » ne sert pas à soulager le panier de la ménagère, mais à bétonner l’image d’un pays moderne, au détriment de sa stabilité réelle.
​Dans ce contexte, l’absence du Roi n’est plus un obstacle pour ces ministres-hommes d’affaires : c’est une opportunité. Sans l’arbitrage suprême, le budget de l’État devient un gâteau que l’on se partage entre « initiés ».

​II. Le Funambulisme de Bourrita :

Une Diplomatie sans Boussole ?
​À l’international, le constat est tout aussi troublant. Nasser Bourrita, le visage d’une diplomatie marocaine devenue agressive et solitaire, multiplie les coups d’éclat. Mais derrière l’assurance affichée, le vide se fait sentir.

Le Risque de l’Isolement :

Le Maroc a bâti son influence sur le prestige personnel de Mohammed VI, notamment en Afrique.

Sans la présence physique du Souverain pour incarner cette « diplomatie religieuse » et historique (en tant que descendant du Prophète, un honneur porté par sa lignée Hassani), la parole de Bourrita ne pèse plus que le poids de ses intérêts immédiats. Les partenaires internationaux se demandent : qui signe les traités ? Qui garantit les alliances sur le long terme ?

​La Diplomatie des Stades :

En utilisant le football et les inaugurations de terrains comme outils de rayonnement, Bourrita et Lekjaa tentent de masquer la paralysie des grands dossiers. On remplace la vision géopolitique par le divertissement. C’est une diplomatie de l’image qui cache mal l’incapacité à trancher les dossiers brûlants sans l’aval d’un monarque en pleine possession de ses moyens.


​Conclusion : La Monarchie au risque de la « Républicanisation » de fait
​Le danger pour le Maroc n’est pas seulement la santé de son Roi, c’est la dérive de ses cadres. En s’appropriant les prérogatives royales, Akhannouch et ses acolytes créent un précédent dangereux. Ils habituent le monde et les Marocains à une gestion sans Roi, à une monarchie où le souverain n’est plus qu’une icône lointaine, tandis que les « barons » se partagent les richesses du sol et du sous-sol.
​Si cette absence se prolonge et que ces ministres continuent de régner sans contrôle, le réveil sera brutal. Car une nation peut supporter la maladie d’un homme, mais elle succombe toujours à la voracité d’un clan.

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