21 janvier 2026

Par notre bénévole Lhoucine BENLAIL vice-président de diplpmaticnews .net



Le couperet est tombé. Le dernier rapport du Global Risks Report 2026, relayé par les instances internationales, dresse un constat qui n’est plus une simple alerte, mais un acte d’accusation. Entre chômage endémique, services publics en ruine et stress hydrique vital, le Maroc danse sur un volcan. Mais au-delà des chiffres, une vérité brutale s’impose : le véritable moteur de cette descente aux enfers est la corruption systémique qui, tel un cancer, gangrène les entrailles de la nation depuis des décennies.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment un pays aux potentialités si vastes peut-il se retrouver en tête des nations vulnérables à l’horizon 2026 ? La réponse ne se trouve pas uniquement dans la conjoncture internationale ou les aléas climatiques. Elle réside dans le premier et plus terrible danger : cette corruption systémique qui a transformé la gestion de la chose publique en une rente privée. Depuis des décennies, ce mal absolu dévie les investissements, asphyxie la libre concurrence et maintient une élite prédatrice au détriment du peuple. C’est ce système de privilèges indécents qui est le terreau fertile de tous les autres risques identifiés.
L’illusion de la croissance, la réalité de la misère
Le FMI et les experts du Forum Économique Mondial identifient le manque d’opportunités et le chômage comme le risque numéro un. Quelle surprise ! Dans un système où le mérite est sacrifié sur l’autel du népotisme, comment s’étonner que notre jeunesse soit condamnée à l’errance ou à l’exil ? On nous parle de taux de croissance, mais qui en profite ? Certainement pas les millions de citoyens broyés par une économie de rente où les marchés publics sont trop souvent le butin de réseaux d’influence.
Le démantèlement programmé de « l’État Social »
Le deuxième risque pointe l’insuffisance des services publics. Éducation défaillante, système de santé à l’agonie, infrastructures de façade… Le constat est sans appel. Pendant que les budgets s’évaporent dans les méandres de l’opacité administrative, l’accès aux droits fondamentaux devient un luxe. On interroge : où sont passés les milliards injectés depuis des décennies ? La corruption systémique a transformé l’État protecteur en une coquille vide, incapable de répondre aux besoins les plus élémentaires de la population.
L’étau se resserre : Inflation et Inégalités
Au troisième et cinquième rangs, l’inflation galopante et les inégalités de revenus forment un cocktail explosif. La vie chère n’est pas une fatalité divine, elle est le résultat de monopoles de fait et d’une absence de régulation sérieuse. Pendant que ALLAH voit la souffrance des humbles, les profiteurs de crise accumulent des fortunes insolentes. Les écarts de richesse ne sont plus seulement indécents, ils sont une menace directe pour la cohésion nationale. Jusqu’à quand le contrat social pourra-t-il supporter une telle tension avant de rompre ?
L’eau : la survie en sursis
Enfin, le quatrième risque, la pénurie de ressources naturelles, notamment l’eau, nous place face à notre propre finitude. Mais là encore, qui a dilapidé les ressources ? Qui a favorisé une agriculture d’exportation intensive au détriment de la sécurité hydrique des citoyens ? Le stress hydrique actuel est le fils légitime de l’irresponsabilité et de la vision court-termiste d’une gestion gangrenée.
Conclusion : L’heure des comptes
Le rapport 2026 est un miroir déformant que nous ne pouvons plus ignorer. La rhétorique de la « stabilité » ne peut plus masquer la réalité d’une corruption qui dévore l’avenir. Muhammad (ص), le Messager (ص), nous a enseigné l’équité et la justice. Or, ce que nous voyons aujourd’hui est l’antithèse de ces valeurs. Si une réforme radicale, chirurgicale, ne vient pas extirper cette corruption systémique, le Maroc de 2026 ne sera pas celui de l’émergence, mais celui d’une fracture sociale et économique irréparable.
Le temps de la complaisance est révolu. La question n’est plus de savoir si la crise va frapper, mais si nous aurons encore un pays debout pour y faire face.

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