Par le chef de la rédaction ALY BAKKALI TAHIRI

Ils l’ont fait.
Le 22 janvier 2026, à Davos, sous les lustres du Forum économique mondial, Jared Kushner – le gendre de Trump, l’homme qui a déjà vendu la Palestine une première fois en 2020 – a déroulé ses slides PowerPoint comme on présente un projet de centre commercial de luxe.
180 tours mixtes.
Skyscrapers scintillants sur le front de mer.
Un aéroport flambant neuf, un port commercial, des data centers, des zones franches pour les investisseurs.
Un « New Gaza » à 25 milliards de dollars
, avec tourisme côtier, emplois miracles et « free market principles » made in USA.
Et pendant ce temps, les Palestiniens ?
Déplacés « volontairement », bien sûr.
Ou plutôt : effacés du paysage pour que le sable redevienne rentable.

C’est ça, le « Board of Peace ».
Un conseil de paix dirigé par des faucons américains, des ex-Premiers ministres britanniques recyclés et des envoyés spéciaux comme Steve Witkoff – celui qui, la bouche en cœur, a lâché que le « master plan » était travaillé depuis « deux ans ».
Deux ans.
Octobre 2023.
Le début même du massacre.
Ils planifiaient déjà les tours pendant que les bombes rasaient les immeubles et que les enfants crevaient sous les décombres.
Et Kushner ?
Il avait déjà tout dit en mars 2024 : « Gaza a un waterfront property très valuable… il faut juste cleaner ça. »
Cleaner.
Nettoyer.
Comme on nettoie un terrain avant de poser les fondations d’un resort cinq étoiles.
Le même homme qui, en 2025-2026, présente des rendus 3D de « Gaza Riviera » : plages privées, hôtels de luxe, gratte-ciel dominant une mer Méditerranée vidée de ses habitants originels.
C’est du colonialisme 2.0, version start-up nation.
On rase avec des bombes américaines, on déplace les « indésirables » sous prétexte de « sécurité » et de « reconstruction », on refourgue le terrain à des fonds d’investissement, on plante des data centers (pour qui ? pour Musk et ses copains ?), et on appelle ça « prospérité ».
Trump l’avait déjà esquissé en 2025 avec son plan de « takeover » et de déplacement forcé de deux millions de personnes.
Aujourd’hui, c’est officialisé à Davos : le génocide n’était pas un accident, c’était la phase de démolition préalable au chantier.
Les Arabes ? Les Palestiniens ?
Pas consultés.
Jamais.
On leur parle de 500 000 emplois d’ici 2035, d’un PIB à 10 milliards, pendant qu’on efface leur histoire sous des tonnes de béton et de verre.
Et si quelqu’un ose crier au vol de terre, au nettoyage ethnique, à la continuation du génocide par d’autres moyens ?
On le traite de terroriste, on lui coupe les aides, on bombarde encore un peu plus pour « finir le job ».
C’est ça, le Grand Satan en costard-cravate.
Pas besoin de diable avec des cornes : il suffit d’un gendre immobilier, d’un président showman et d’une bande de vautours en costard qui viennent à Davos vendre des tours sur des tombes encore chaudes.
Ils applaudissent leur propre crime.
Ils le monétisent.
Ils le rebrandent « paix ».
Et le monde regarde, sidéré, pendant que la machine à profits tourne sur les cendres d’un peuple.
Shaytan Akbar ?
Biensur.
Juste des criminels en cravate qui ont compris que le meilleur moyen de voler une terre, c’est de la détruire d’abord… puis de la reconstruire à leur image.
Et nous ?
Nous qui regardons ?
On va continuer à liker des posts, à débattre de « nuances », ou enfin hurler que ça suffit ?
Parce que tant qu’on ne hurle pas assez fort, ils continueront à présenter leurs slides.
Et les tours monteront.
Sur nos silences.