4 avril 2026



Par Lhoucine BENLAIL Vice-président de diplomaticnews.net


Alors que le monde retient son souffle devant l’embrasement du Moyen-Orient et que la République Islamique d’Iran vient de verrouiller le détroit d’Hormuz, étranglant 20 % de l’offre mondiale de brut, le Maroc se retrouve face à un spectacle intérieur d’un cynisme absolu. Ce n’est plus une simple crise économique, c’est une faillite morale orchestrée au sommet de l’État par celui qui devrait être le premier rempart contre la précarité : Aziz Akhannouch.
La Preuve par les Chiffres : 2 Millions de Barils de la Honte
Le portail Hespress, relayant les enquêtes sismiques du Wall Street Journal et de Bloomberg, a levé le voile sur l’ampleur du trafic. Les chiffres sont là, froids et accusateurs :

  • En janvier 2023, le Maroc a importé près de 2 millions de barils de diesel russe, contre seulement 600 000 sur toute l’année 2021.
  • Ce carburant, banni par l’Occident, a été acquis à des prix « soldés » grâce aux sanctions internationales.
  • Le crime dénoncé : Ce diesel « à prix cassé » n’a jamais profité au citoyen marocain. Il a été revendu au prix fort, aligné sur les cours mondiaux les plus élevés, permettant aux distributeurs — au premier rang desquels Afriquia (Groupe Akwa) — de réaliser des marges prédatrices.
    La Récidive en Pleine Crise d’Hormuz
    Aujourd’hui, l’histoire se répète de façon plus tragique encore. Avec la fermeture du détroit d’Hormuz, les cours du pétrole s’envolent au-delà des 100 dollars. Et que fait le Chef du Gouvernement ? Il récidive.
    Selon nos sources et les observations de marché, l’oligarchie au pouvoir profite à nouveau du chaos pour « blanchir » du pétrole acheté par des circuits opaques, tout en maintenant une pression fiscale et tarifaire insupportable sur les ménages marocains. Le Premier ministre ne gère pas une crise ; il gère un portefeuille d’actions. Il ne protège pas la souveraineté énergétique du Royaume ; il capitalise sur sa vulnérabilité.
    Un Silence Royal et des Réseaux Occultes
    Face à cette spoliation organisée, le mutisme de la monarchie devient pesant. Le Roi Mohammed VI laisse-t-il les clés du pays à un « Pompiste-Oligarque » qui ignore la Constitution ? L’article 36, qui interdit les conflits d’intérêts, est piétiné chaque jour dans les stations-service du pays.
    Certains observateurs pointent du doigt l’influence de réseaux d’allégeance, comme la franc-maçonnerie, où les intérêts de « frères » d’affaires passeraient avant le serment de servir la Nation. Cette déconnexion totale entre un peuple qui souffre et une élite qui s’enrichit sur le « pétrole du sang » est une bombe à retardement sociale.
    Conclusion : Jusqu’à quand ?
    Le Maroc n’est pas une filiale du Groupe Akwa. Nous refusons que le malheur géopolitique à Hormuz devienne l’opportunité de profit d’un homme qui cumule les fonctions de juge et de partie.
    Aziz Akhannouch doit choisir : être le Chef du Gouvernement d’un peuple fier ou rester le marchand de carburant d’un système à bout de souffle. Le peuple marocain n’oubliera pas qui s’est engraissé pendant qu’il luttait pour sa survie.

  • Lhoucine BENLAIL Vice-président de diplomaticnews.net

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