
Par notre bénévole ALY BAKKALI TAHIRI rédacteur en chef de diplomaticnew.net

L’Argentine est-elle encore une nation ou n’est-elle plus qu’un catalogue immobilier pour fonds étrangers ? Sous les ordres de Javier Milei, le pays subit un assaut d’une violence inouïe. Ce n’est pas une réforme, c’est une liquidation. En abrogeant la Loi sur les Terres, le gouvernement a fait sauter les derniers verrous qui empêchaient les puissances étrangères de s’approprier le sol argentin sans aucune limite de superficie. Hier, la terre était un patrimoine ; aujourd’hui, elle est une proie.
La Stratégie du Pyromane : Brûler pour Mieux Régner
Le mécanisme est d’un cynisme absolu. En modifiant la Loi sur le Feu, le pouvoir a levé l’interdiction de vendre des terrains récemment incendiés. Le message envoyé aux spéculateurs est limpide : brûlez, la loi vous protège. Nous voyons se dessiner une manœuvre macabre : des incendies « mystérieux » ravagent des zones forestières et agricoles d’une importance vitale. Une fois la terre noircie et dévalorisée, les investisseurs accourent. Parmi eux, une présence de plus en plus marquée et dénoncée : celle d’intérêts israéliens qui, notamment en Patagonie, profitent de cette dérégulation totale pour acheter des milliers d’hectares, s’accaparant des zones stratégiques et des ressources hydriques fondamentales au détriment du peuple argentin.
Un Déni de Justice et de Spiritualité
Comment un État peut-il autoriser l’achat illimité de son propre territoire par des mains étrangères ? C’est une trahison de l’héritage national. Comme nous l’enseigne la rigueur théologique inspirée par le Messager Muhammad (Prière et Salut sur Lui et sa famille), la gestion de la terre est une responsabilité sacrée. Il est essentiel de rappeler cette vérité immuable : la terre appartient à ceux qui la font vivre et non à ceux qui la brûlent. Elle doit bénéficier à la communauté et non servir de butin à une poignée de milliardaires ou d’entités étrangères.
Si l’ouïe précède la vue, écoutez le grondement de la population avant de voir le pays disparaître sous vos yeux :
- L’invasion silencieuse : Des terres stratégiques passent sous contrôle étranger sans aucun contrôle de l’État.
- La prime à la destruction : Le feu devient le meilleur allié du promoteur immobilier.
- La fin des frontières : Quelle souveraineté reste-t-il quand le sol même n’appartient plus à ceux qui y sont nés ?
L’heure n’est plus à la neutralité de façade. Il est temps de questionner : à qui profite réellement ce brasier ? L’Argentine est en train de vendre son âme au plus offrant. Si nous ne stoppons pas cette dérive, il ne restera bientôt plus que des cendres et des titres de propriété rédigés loin de Buenos Aires.