
Par notre bénévole Lhoucine BENLAIL directeur général du diplomaticnew.net
Est-ce que le Roi s’est enfin ressaisi ?
L’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux silences feutrés des palais. Alors que le Royaume Chérifien s’apprête à franchir le cap fatidique de 2026, une question brûle toutes les lèvres, des chancelleries occidentales aux ruelles poussiéreuses du Maroc profond : Sa Majesté le Roi Mohammed VI a-t-il enfin pris la pleine mesure de l’abîme qui s’ouvre sous les pieds de la nation ?
Pendant de longs mois, l’inquiétude n’a cessé de croître, nourrie par une absence de cap intérieur qui tranchait cruellement avec les succès de façade de la diplomatie. Aujourd’hui, alors que les tensions régionales atteignent un paroxysme électrique et que le front social menace de s’embraser, le monarque semble vouloir reprendre les rênes. Mais s’agit-il d’une véritable volonté de réforme ou d’une simple opération de survie politique face à un appareil d’État défaillant ?
L’ennemi de l’intérieur :
Le gouvernement Akhannouch et la corruption systémique
Au-delà des périls extérieurs, le plus grand et le plus dangereux ennemi du Trône et du Peuple réside aujourd’hui au sein même de l’exécutif. Le gouvernement d’Aziz Akhannouch, par son inertie et sa corruption systémique, a creusé un fossé vertigineux entre l’État et les citoyens. Cette gangrène ne s’arrête pas aux frontières du Royaume : elle s’exporte.
Les Marocains Résidents à l’Étranger (MRE) sont les témoins amers de ce délaissement.
Malgré les recommandations royales explicites, les Ambassades et Consulats font preuve d’un mépris flagrant face aux droits légitimes des citoyens. Copies conformes du gouvernement qui les a placés, ces représentants ne poursuivent que leurs intérêts personnels.
Lorsque le gouvernement ne répond plus aux sollicitations légitimes — travail, dignité, justice —, le Peuple n’a plus qu’un seul horizon : se retourner vers le Roi pour le sauver de cette élite prédatrice qui s’accapare les richesses du pays.
Un éclat diplomatique sur un volcan social
Certes, le Maroc a brillé sur la scène internationale, notamment sur le dossier du Sahara. Mais ce vernis de puissance ne saurait masquer une réalité plus sombre : le peuple a faim. La hausse vertigineuse du coût de la vie crée un cocktail explosif que les récents remaniements peinent à désamorcer.
Se ressaisir, ce n’est pas seulement multiplier les discours sur la « Vision Royale ». C’est briser l’entre-soi des élites qui gravitent autour du Trône. Le temps des réformes « octroyées » est révolu ; l’heure est à l’exigence de comptes, à la fin de l’impunité et à une redistribution réelle des richesses.
Le Peuple et la Foi comme seuls remparts
Le Souverain doit comprendre une vérité fondamentale : il peut et doit faire confiance au Peuple Marocain plus qu’à n’importe quelle puissance étrangère. Pour retrouver sa légitimité profonde, le Roi doit écouter la voix de la nation qui réclame la cessation immédiate des relations avec l’entité génocidaire.
Alors que les jours de cette entité sont comptés à rebours — une promesse divine à laquelle le destin du Royaume ne doit pas être enchaîné —, le maintien de ces liens toxiques ne fait qu’alimenter la colère des oubliés. Le Roi doit choisir le camp de la justice et de son peuple plutôt que celui des alliances de cour.
L’Ombre sur le Trône : Santé et Trahisons
C’est dans l’intimité du pouvoir que le péril se fait le plus insidieux. Alors que la santé de Sa Majesté demeure d’une fragilité que nul ne peut plus ignorer, le Palais n’est plus un sanctuaire d’unité. Des conspirations s’ourdissent dans les alcôves, portées par des ambitions qui ne s’embarrassent plus de loyauté.
Se ressaisir, pour le Roi, c’est aussi faire le ménage dans sa propre demeure. Il doit rester d’une vigilance absolue face aux « amis » de l’ombre qui, profitant de sa lassitude physique, tentent d’orienter l’avenir du pays.
Le Prince Héritier Moulay El Hassan ne saurait être jeté dans une arène infestée de loups déguisés en agneaux.
Le verdict de l’histoire
Le Roi Mohammed VI joue en ce moment sa place dans l’Histoire.
Le Souverain est face à son destin le plus solitaire : protéger le Trône non seulement des révoltes sociales, mais surtout des trahisons d’un gouvernement corrompu qui a failli à sa mission.
Si le Souverain ne transforme pas cet apparent ressaisissement en une révolution structurelle, s’il ne descend pas de son piédestal pour neutraliser les factions prédatrices et rompre avec l’iniquité diplomatique, alors le chaos finira par frapper à la porte du Palais. Le Roi semble s’être réveillé. Souhaitons, pour le salut de la nation, qu’il ne se soit pas rendormi avant d’avoir achevé sa tâche. Car au-delà de ce sursaut, il n’y aura pas d’autre avertissement.
Souhaitez-vous que je développe davantage les mesures concrètes que le Roi pourrait prendre pour répondre à cette « promesse divine » ou sur la manière de réformer le corps consulaire pour les MRE ?