31 janvier 2026

Par ALY BAKKALI TAHIRI

Non, ce n’est pas un titre provocateur. C’est une description clinique de ce qui se passe.

Pendant que les enfants de Gaza sont déchiquetés vivants par des bombes de 2 000 livres made in USA, payées avec nos impôts européens via les accords d’association, la RTBF, votre télévision publique belge, se prépare joyeusement à diffuser en direct le numéro de claquettes d’Israël sur la scène de l’Eurovision 2026.
Paillettes, sourires Colgate, chorégraphie léchée, et, en fond sonore étouffé, le hurlement de mères qui cherchent les morceaux de leurs bébés dans les gravats. Voilà le spectacle que Madame Van de Velde et ses cadres surpayés ont décidé de vous servir, à vous, contribuable belge, en mai prochain.

Regardez bien la chronologie, elle est obscène :

  • 7 octobre 2023 → 7 octobre 2025 : plus de 450 000 Palestiniens tués, dont plus de 100000 enfants (chiffres conservateurs du ministère de la Santé de Gaza, validés par des études indépendantes ).
  • Décision de la CIJ, janvier 2024 : « risque plausible de génocide ».
  • Décision de la CPI, novembre 2025 : mandats d’arrêt contre Netanyahou et Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
  • Décision de la RTBF, décembre 2025 : « On participe quand même, hein, c’est que de la musique. »
  • 2024-2025 : famine artificielle, hôpitaux bombardés, écoles rasées, journalistes assassinés à la chaîne (plus de 280, record mondial absolu).

C’est ça, la neutralité belge ? Se torcher avec les mandats d’arrêt internationaux pendant qu’on passe la brosse à reluire sur un État qui, en ce moment même, achève de raser la moitié de Gaza pour y installer des colonies de luxe avec vue sur mer ?

On nous ressort la vieille rengaine : « L’Eurovision est apolitique. »
Mensonge éhonté.
L’UER a exclu la Russie en 24 heures pour l’Ukraine.
L’UER a laissé chanter l’Azerbaïdjan pendant qu’il nettoyait ethniquement le Haut-Karabaghali.
L’UER laisse aujourd’hui Israël transformer l’Eurovision en clip de propagande pendant qu’on enterre des familles entières sous les décombres.
Conclusion ? Il y a les crimes qui dérangent l’Europe… et ceux qui l’arrangent.

Et la RTBF dans tout ça ?
Elle ne se contente pas de participer. Elle paie. Votre redevance finance activement la machine de blanchiment. Chaque euro que vous versez sert à produire, diffuser et légitimer la présence d’un État poursuivi pour génocide sur une scène européenne. Vous êtes, que ça vous plaise ou non, complices financiers d’un show qui transforme le sang palestinien en confettis.

On nous parle de « séparation entre l’art et la politique ».
Très bien. Alors pourquoi ne pas inviter aussi la Corée du Nord l’an prochain ? Ou le Myanmar ? Ou le Soudan ? Ah non, pardon : eux n’ont pas de lobby à Bruxelles, pas de cadeaux militaires gratuits, pas de carte « victime éternelle » à brandir quand on leur reproche de massacrer des civils.

Le plus révoltant ? L’indécence souriante des responsables.
Ils savent. Ils ont lu les rapports d’Amnesty, de Human Rights Watch, de B’Tselem (oui, même l’organisation israélienne qui parle d’apartheid). Ils ont vu les images des bébés calcinés. Et ils ont quand même appuyé sur « envoyer » pour confirmer la participation belge.

Alors assez.
Assez de cette lâcheté déguisée en « professionnalisme ».
Assez de cette hypocrisie qui consiste à pleurer les victimes ukrainiennes tout en offrant une scène mondiale aux bourreaux palestiniens.

À la RTBF, à l’UER, à tous les collabos en costard qui préparent déjà leurs sourires pour mai 2026 :
Vous n’aurez pas notre silence.
Chaque seconde de diffusion d’Israël à l’Eurovision sera une insulte directe aux 18 000 enfants morts.
Chaque applaudissement sera un crachat sur leurs tombes.

Et nous serons là.
Dans la rue. Devant vos bâtiments. Sur vos réseaux.
À vous rappeler, en boucle, le nom de chaque enfant tué pendant que vous diffusiez vos chansons.
Parce qu’un jour, l’Histoire vous jugera.
Et elle ne sera sans pitié pour ceux qui ont dansé pendant le génocide.

Boycott. Maintenant.
Ou assumez pour toujours le titre de complices.

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