
Par Lhoucine BENLAIL
Vice-président de diplomaticnews.net
Président de l’ASBL Ligue de Défense des Victimes d’Injustice
Le respect d’une nation ne se négocie pas dans les chancelleries : il se mérite par la cohérence et s’impose par la dignité. Aujourd’hui, le constat est sanglant : le Maroc subit l’arrogance d’une France qui ne nous craint plus, car elle nous possède par le portefeuille. La responsabilité de ce déclin n’est pas à chercher à l’Élysée, mais dans les couloirs du pouvoir à Rabat, là où l’allégeance aux intérêts français a fini par étouffer l’honneur national.
L’Exil Doré d’une Élite Déconnectée
Le contraste est une insulte au peuple. Alors que les Marocains de la rue subissent quotidiennement le mépris de l’administration française, le Roi et ses trois sœurs mènent un train de vie fastueux dans leurs palais parisiens. Comment exiger le respect d’un État dont on est, par choix, le locataire de luxe ? En traitant la France comme une résidence principale et le Maroc comme une simple rente, nos dirigeants ont eux-mêmes brisé le bouclier de notre souveraineté.
Le « Deux Poids, Deux Mesures » : La Honte à 135 Euros
L’indécence a atteint son paroxysme sur le pavé français. Désormais, arborer le drapeau marocain est un délit passible de 135 euros d’amende, une mesure dictée par une jalousie mal dissimulée envers notre identité. Mais le scandale est ailleurs : alors que nos couleurs sont criminalisées, le torchon sioniste et génocidaire est salué, brandi et protégé par les forces de l’ordre françaises. Cette protection d’un symbole de massacre, au détriment de l’expression de notre identité, révèle une déchéance morale que seule la faiblesse de nos propres dirigeants rend possible.
L’Argent du Peuple : Carburant de l’Injustice
Comment s’étonner de ce traitement quand notre propre gouvernement a permis à la France de bâtir une fortune colossale sur nos ressources, et ce, presque gratuitement ? Le crime est double : l’argent détourné, fruit de la corruption et de la sueur des Marocains, s’évapore pour engraisser les banques françaises. En sécurisant leurs avoirs à Paris, nos élites livrent les clés de notre destin à ceux qui nous méprisent.
De l’Affront du Parlement à la Persécution du Peuple
Tout était écrit le jour où Emmanuel Macron a osé prononcer les mots « Sahara occidental » au sein même du Parlement marocain. Au lieu d’un silence glacial ou d’une expulsion immédiate, il a reçu des applaudissements nourris de la part du Roi et du gouvernement. Cette capitulation symbolique a donné le feu vert à la répression d’en bas.
Conclusion
La Ligue de Défense des Victimes d’Injustice ne peut rester silencieuse face à cette trahison systémique. Le drapeau marocain est aujourd’hui pris en étau : piétiné et taxé par la police française, mais bradé et trahi par une élite financièrement exilée. La France ne respectera le Maroc que le jour où ses dirigeants cesseront d’être ses débiteurs et ses locataires. Le respect ne s’achète pas à Paris, il se reconquiert à Rabat.
Lhoucine BENLAIL
Vice-président de diplomaticnews.net
Président de l’ASBL Ligue de Défense des Victimes d’injustice