25 janvier 2026

par notre bénévole Lhoucine BENLAIL vice-président et ALY BAKKALI TAHIRI réacteur en chef de diplpmaticnews.net

Quand le « vent » de l’histoire menace d’emporter les derniers vestiges de notre prospérité.

​Citoyens, ouvrez les yeux avant que l’obscurité ne soit totale. Ce que nous vivons n’est pas une crise, c’est une abdication. Une liquidation totale de notre avenir, orchestrée par un « protecteur » qui se comporte en prédateur et acceptée par des élites en état de mort cérébrale. Le duel récent entre l’imprévisible Donald Trump et la réponse cinglante de Giorgia Meloni n’est que la partie émergée d’un iceberg qui s’apprête à fracasser la coque du navire européen.

Le chantage à l’OTAN : L’étincelle Meloni

Trump, avec la brutalité d’un marchand de biens sans scrupules, vient de jeter un ultimatum à l’Europe : « Payez ou je vous abandonne ». Mais pour une fois, le silence de la soumission a été brisé. En menaçant de retirer toutes les bases militaires américaines du sol européen et de rompre les accords commerciaux, Giorgia Meloni a osé pointer l’indicible : ces bases ne sont pas des boucliers, ce sont les chaînes de notre vassalité. Si l’oncle Sam veut jouer au plus fort, qu’il sache que le vent de la révolte pourrait bien emporter ses privilèges impériaux plus vite qu’il ne l’imagine.

Le hold-up énergétique : Le gaz de la honte

Dénonçons l’escroquerie ! Pour plaire à Washington, l’Europe a sabordé ses liens avec l’Est, renonçant à un gaz russe abondant, efficient et surtout quatre fois moins cher que le tarif actuel. Aujourd’hui, nous achetons à genoux le gaz de schiste américain, extrait par une fracturation hydraulique immonde, transporté à prix d’or par-delà les mers. C’est le hold-up parfait : les USA provoquent la rupture, détruisent notre compétitivité industrielle et nous revendent leur propre énergie au prix du luxe. Nos usines ferment, leurs banques trinquent.

La liste de courses de l’Ogre : Toujours plus, toujours seul

Mais l’ogre n’est jamais rassasié. Sa faim est sans limite et ne connaît aucune frontière. Hier le Panama et le Venezuela pour l’or noir, demain le Groenland qu’il convoite comme une simple extension immobilière, et aujourd’hui l’Iran, l’Inde et la Chine qu’il nous interdit de fréquenter.

  • Pourquoi l’Europe devrait-elle se choisir des ennemis sur catalogue américain ? * Pourquoi sacrifier nos contrats « win-win » avec Pékin ou Téhéran pour les beaux yeux d’un Congrès US qui ne rêve que de nous dépecer ?

​Nous avions des échanges prospères avec l’Eurasie. Nous avions la science et la connaissance des marchés mondiaux. Nous avons tout troqué contre une place de spectateur humilié dans le jeu de puissance de Washington.

L’heure du réveil ou de l’oubli

L’Europe ne peut plus se contenter d’une « neutralité de façade ». Il est temps de réactiver des mécanismes de paiement indépendants du dollar, de rouvrir les vannes du commerce avec ceux qui nous traitent avec respect, et de dire à l’Amérique que notre souveraineté n’est pas à vendre.

​Comme le suggère ce vent qui se lève, soit nous reprenons le contrôle de notre destin, soit nous serons balayés par l’histoire. Meloni a montré qu’on pouvait tenir tête ; reste à savoir si le reste du continent aura le courage de ne pas se laisser emporter par la lâcheté.

​L’Insurrection Technique : Reprendre les Clés de la Maison

​Pour ne plus subir les caprices de l’Ogre, l’Europe doit cesser de quémander et commencer à bâtir ses propres ponts. La solution n’est pas diplomatique, elle est monétaire : il nous faut imposer le règlement de nos importations vitales en Euros, ou dans les monnaies de nos partenaires réels. Si l’Inde achète son pétrole en Roubles (ou en Roupies) pour défier l’hégémonie du billet vert, pourquoi l’Europe s’obstinerait-elle à engraisser le système qui l’asphyxie ? Nous devons créer une banque de compensation souveraine, totalement imperméable aux pressions du Trésor américain, capable de traiter directement avec Téhéran en Rials ou avec Pékin en Yuans. La technologie existe (blockchain, systèmes de messagerie interbancaire alternatifs), il ne manque que la volonté politique de sortir de cette « neutralité de façade ». En sécurisant des corridors financiers directs pour le gaz et les matières premières, nous rendrons la menace de Trump sur l’OTAN (en emporte le vent) caduque : car une Europe qui contrôle son argent et son énergie n’a plus besoin de mercenaires étrangers pour dicter sa conduite.

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