
Analyse de : Lhoucine BENLAIL
Président de l’ASBL « Ligue de Défense des Victimes d’Injustice »
Marrakech est-elle en train de céder ses boulevards à la loi du plus fort et au racket institutionnalisé ?
En ma qualité de président de la Ligue de Défense des Victimes d’Injustice, je ne peux plus rester silencieux face à l’avalanche de plaintes que reçoit quotidiennement notre association. Le constat est sans appel : une véritable « mafia » structurée a pris en otage l’espace public de la Ville Ocre. Ce n’est plus du gardiennage, c’est une entreprise criminelle d’extorsion.
Les témoignages qui nous parviennent sont glaçants. Des touristes européens, des citoyens marocains, et même des représentants de la loi subissent des pressions psychologiques, des insultes, et des menaces physiques à l’arme blanche. Cette impunité dont jouissent les « gilets fluorescents » est une insulte directe à l’État de droit et un sabotage flagrant de l’image touristique du Maroc.
Nous appelons solennellement les autorités à une intervention d’urgence pour « arrêter l’hémorragie ». Il ne s’agit plus de simples faits divers, mais d’une délinquance organisée qui gangrène la société. La Ligue de Défense des Victimes d’Injustice exige que la peur change de camp. La rue doit redevenir un espace de liberté et de sécurité, et non un terrain de chasse pour des prédateurs sans foi ni loi.
Monsieur le Wali, Monsieur le Préfet de Police, l’heure n’est plus à la régulation, mais à l’éradication de ces pratiques mafieuses. La justice l’exige, et les victimes l’attendent.