Édité par Lhoucine BENLAIL vice-président de diplomaticnews.net et vice-président de l’Association Défense des Victimes d’Injustice en Europe

Un tournant historique au Maroc : une femme à la tête du gouvernement
En nommant, le 29 septembre 2026, Mme Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement, SM le Roi Mohammed VI consacre une étape majeure de Son engagement en faveur des droits des femmes et de leur participation à la vie publique. Première Marocaine à exercer cette fonction, elle a été chargée de former la nouvelle équipe gouvernementale.
Coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges, elle a annoncé qu’elle engagerait, dans les plus brefs délais, des concertations au sein de sa formation politique ainsi qu’avec l’ensemble des partis, afin de proposer un gouvernement à la hauteur des attentes de SM le Roi et des citoyens. Soulignant l’importance de cette étape et les fortes aspirations de la population, notamment des jeunes, elle s’est engagée à élaborer un programme apportant des solutions réalistes et concrètes.
Le Parti de la justice et du développement (PJD), arrivé en quatrième position avec 54 sièges, derrière le Parti authenticité et modernité (PAM, 97 sièges), le Rassemblement national des indépendants (RNI, 66 sièges) et le Parti de l’Istiqlal (65 sièges), a pour sa part annoncé son choix de rester dans l’opposition.
Dans cette nouvelle configuration politique, la nomination de Mme El Mansouri marque un jalon dans la participation des femmes à la conduite des affaires du Royaume.
Une décision qui s’inscrit dans le prolongement des réformes conduites sous l’impulsion du Souverain :
Le Code de la famille de 2004 a consacré la responsabilité conjointe des époux, tandis que la Constitution de 2011 a affirmé l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et érigé la parité en objectif de l’État. Le chantier de révision du Code de la famille poursuit cette ambition de justice et de protection des droits.
Sur le plan institutionnel, l’accès des Marocaines aux plus hautes responsabilités s’est progressivement élargi : conseil du Souverain, administration territoriale, diplomatie, présidence de la Cour des comptes ou encore portefeuille de l’Économie et des Finances.
En 2021, trois femmes ont pris la tête des conseils de Casablanca, Rabat et Marrakech. Dans la justice, l’ouverture de la profession d’adoul aux femmes a permis à 299 candidates de réussir le premier concours organisé en 2018.
La représentation féminine à la Chambre des représentants poursuit également sa progression : avec 107 élues en 2026, contre 67 en 2011, les femmes occuperont 27,1 % des sièges, contre 17 % quinze ans auparavant. Ce gain de 40 sièges placerait le Maroc au premier rang de la région MENA pour la représentation féminine dans les chambres entièrement élues au suffrage universel, au regard des dernières données comparatives disponibles.
À l’ONU, Nasser Bourita présente les priorités diplomatiques du Maroc
Devant la 81ème Assemblée générale des Nations unies, Nasser Bourita a d’abord réaffirmé la centralité de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine pour le règlement du différend du Sahara. Concernant la Palestine, il a renouvelé le soutien du Royaume à un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Al Qods-Est pour capitale, tout en appelant au respect du cessez-le-feu à Gaza et à l’accès humanitaire.
Par ailleurs, le ministre a défendu une place accrue de l’Afrique dans le système multilatéral et rappelé les initiatives marocaines d’intégration continentale. Enfin, après avoir évoqué les efforts climatiques du Royaume, il a annoncé sa candidature au Conseil de sécurité pour 2028-2029.
Le Maroc dans le Top 10 des destinations privilégiées par les Belges
Le Maroc figure dans le Top 10 des destinations de voyage et de tourisme privilégiées par les Belges en 2025, selon les dernières données de l’Office belge de statistique (Statbel). Le Royaume occupe la sixième position des destinations étrangères en termes de voyages, avec quelque 700.000 déplacements, et la dixième place pour les voyages touristiques, avec 335.000 déplacements.
Maroc-Belgique : la coopération judiciaire se renforce entre les hautes juridictions
Une délégation de la Cour de cassation du Maroc s’est rendue en Belgique pour une réunion de la commission mixte instituée dans le cadre de la convention de coopération entre les deux cours de cassation. Les échanges ont abouti à l’adoption d’un plan d’action prévoyant le partage de documentation et d’expertise, l’approfondissement du dialogue sur la jurisprudence et l’organisation de séminaires sur des sujets communs, notamment le traitement des pourvois, les procédures judiciaires numériques et la gestion des juridictions.
La délégation marocaine a également rencontré le Conseil supérieur de la Justice belge afin d’examiner les perspectives de coopération avec le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) du Maroc. Un projet de jumelage financé par l’Union européenne, d’une durée prévue de deux ans, doit débuter à l’automne. Ces initiatives ouvrent de nouvelles possibilités d’échange de pratiques entre les institutions judiciaires des deux pays.
L’AMCI et Enabel renforcent leur coopération en Afrique
L’AMCI et Enabel ont signé, le 9 septembre 2026 à Bruxelles, un mémorandum d’entente renforçant leur partenariat engagé en 2006. L’accord vise à développer des projets de coopération triangulaire associant le Maroc, la Belgique et les pays africains partenaires dans trois domaines : l’entrepreneuriat et l’innovation, la mobilité professionnelle et l’employabilité, ainsi que les corridors et la logistique. Les initiatives seront élaborées avec les acteurs des pays bénéficiaires, selon leurs besoins.
