31 janvier 2026

Par notre bénévole Lhoucine BENLAIL, vice-président de diplomaticnews.net

​L’annonce est tombée ce 28 janvier 2026 : Sa Majesté le Roi Muhammad aurait présidé une séance de travail capitale à Casablanca. La nouvelle a instantanément saturé l’espace médiatique ; de la presse numérique aux quotidiens nationaux, tous les journaux ont rapporté l’événement avec une célérité remarquable. Pourtant, derrière ce déluge de mots, un malaise s’installe. Car si administrer est un acte technique, gouverner est, avant tout et surtout, un acte de rassurance.

​Dans le pacte séculaire qui unit le Trône et le Peuple, la visibilité du Souverain n’est pas un artifice médiatique, c’est une nécessité vitale. C’est le battement de cœur d’une nation qui cherche, dans le regard de son Guide, la confirmation de sa propre stabilité. Or, malgré l’importance stratégique de cette séance, pas une seule image neuve, pas une seule séquence vidéo n’est venue étayer les comptes-rendus. Nous proposer aujourd’hui des visuels de 2024 pour illustrer les enjeux de 2026, c’est substituer un souvenir à une réalité et transformer une séance cruciale en un acte de foi purement textuel.

​Comment rassurer un Peuple quand la communication officielle semble craindre la lumière du présent ?

​L’absence d’un mouvement saisi sur le vif crée un vide que la raison ne peut combler seule. La rhétorique du communiqué, aussi parfaite soit-elle, reste une science « sur le papier » — une connaissance théorique de l’événement. Mais le Peuple a besoin de cette connaissance « en soi », de cette certitude organique que seule la vue du Souverain peut engendrer. Comme le rappelle la sagesse, l’ouïe précède la vue, et si nous avons entendu le communiqué, nos yeux réclament maintenant la preuve du vivant pour dissiper les spectres de l’absence.

​Cet article se veut l’écho d’un appel vibrant, porté d’une seule voix par les Marocains du Royaume et ceux de la Diaspora (MRE) à travers le monde. Nous appelons solennellement à une modernisation radicale de la communication du Cabinet Royal. À l’ère de la transparence numérique, le silence visuel est une brèche où s’engouffrent les doutes. Gouverner, c’est dissiper les brumes de l’incertitude. Le Peuple ne demande pas seulement des chiffres sur le port de Nador, il demande à être rassuré par la présence de celui qui en est le garant. Car au Maroc, plus qu’ailleurs, le visage du Roi est le miroir de la sérénité nationale.

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