28 septembre 2026

Par LLhoucine BENLAIL Directeur Officiel Diplomaticnews.net et vice-président de l’Association Défense des Victimes d’Injustice en Europe

Voici une proposition d’article véhément, alarmiste et engagé, structuré selon les éléments fournis et les réactions politiques suscitées.

​

​Tanger, bureau de vote n°87, école Al-Qods. Ce qui aurait dû être l’exercice sacré de la souveraineté populaire s’est métamorphosé sous nos yeux en un théâtre du grotesque et du crime institutionnel. Lorsqu’un sac plastique gorgé de bulletins déjà cochés au profit du Parti Authenticité et Modernité (PAM) franchit le seuil d’un bureau de scrutin, ce n’est pas une simple infraction électorale qui est commise : c’est le cœur même de la légitimité démocratique qui est poignardé.

​Des bulletins pré-cochés : combien de sacs sont passés sans être interceptés ?

​Les images circulant depuis l’intérieur du bureau révèlent une réalité brutale. Les forces de l’ordre saisissent en flagrant délit un individu transportant ces liasses estampillées du sceau officiel de l’État. Les protestations indignées des représentants des autres formations politiques — des Néo-Démocrates au PPS, en passant par le PJD — n’ont fait que soulever le voile sur une opération bien plus vaste. L’accusation portée contre un agent d’autorité, soupçonné d’avoir exfiltré un second sac de bulletins falsifiés sans dresser le moindre procès-verbal, pose une question terrifiante : Si un sac a été intercepté par miracle, combien d’autres ont été déversés en toute impunité dans les urnes du royaume ?

​Le maire en fuite : la fuite comme aveu de culpabilité

​Le scandale prend une tournure systémique alors que la Police Judiciaire émet un mandat de recherche national et international à l’encontre du maire de Tanger, Mounir Laymouri. L’homme censé incarner l’institution locale et veiller au respect des lois aurait pris la fuite vers l’Europe.

​Cette cavale retentit jusqu’au sommet de la scène politique nationale, suscitant des réactions acerbes. Abdelilah Benkirane lui-même est intervenu publiquement à ce sujet, ironisant sur le départ précipité du maire et lançant une charge virulente en affirmant avec sarcasme que bien d’autres responsables au sein de ce même parti devraient eux aussi prendre la fuite. Quand les cadres dirigeants en sont réduits à la fuite ou aux railleries, quel message envoie-t-on au citoyen qui s’est déplacé pour accomplir son devoir civique, en découvrant que son choix avait déjà été fabriqué à l’avance dans un sac sous le manteau ?

​Ce qui est bâti sur du faux est fondamentalement faux

​En droit comme en morale publique, le principe reste inaltérable : ce qui est bâti sur le faux demeure faux. On ne peut pas décemment continuer à distribuer des sièges, à proclamer des majorités et à parader au sein des assemblées comme si de rien n’était, alors que le scrutin de l’école Al-Qods démontre une corruption à la source.

​Il ne suffira pas d’arrêter quelques exécutants ou de désigner trois ou quatre boucs émissaires pour éteindre l’incendie. La gravité des faits exige des mesures radicales :

  1. ​L’annulation immédiate et sans condition des résultats dans cette circonscription ainsi que dans toutes celles touchées par des fraudes avérées.
  2. ​La réorganisation intégrale du scrutin sous une supervision judiciaire stricte et totalement indépendante, affranchie de tout agent d’autorité compromis.
  3. ​Le démantèlement méthodique des réseaux clandestins d’impression, de tamponnage et de distribution de ces sacs de la honte.

​Le peuple marocain refuse de se satisfaire de communiqués laconiques ou de démentis de façade. La confiance ne se restaure pas par le silence ou la fuite, mais par la restitution stricte et transparente de l’urne aux citoyens. Une élection où le sac entre par la porte de derrière ne produira jamais un représentant légitime par la grande porte. Méfiez-vous !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *