25 octobre 2026

Par Lhoucine BENLAIL vice-président de diplomaticnews.net et vice-président de l’Association Défense des Victimes d’Injustice en Europe


TRIBUNE LIBRE

Par Lhoucine Benlail — diplomatic News

Une bataille d’influence au détriment de la communauté

Ce qui se joue aujourd’hui dans les coulisses en Belgique, loin du tumulte des tribunes officielles et des discours habituels, soulève de sérieuses interrogations sur l’avenir des institutions religieuses musulmanes. Cette situation met en lumière une lutte d’influence dans laquelle les intérêts personnels et financiers semblent parfois prendre le pas sur les considérations religieuses et communautaires.

L’affaire du contrôle de la Grande Mosquée de Bruxelles,

un édifice qui devrait symboliser l’unité et la cohésion, apparaît désormais comme un terrain de confrontation entre différents acteurs. Les rapprochements et les stratégies qui entourent cette institution méritent une attention particulière, notamment au regard des informations faisant état de réunions et de discussions dans certains milieux religieux à Liège.

Liège, au cœur des interrogations

Contre toute attente, Liège semble occuper une place importante dans les discussions relatives à l’avenir de la Grande Mosquée de Bruxelles.

Des personnalités qui entretenaient autrefois des relations difficiles paraissent aujourd’hui susceptibles de se rapprocher autour d’intérêts communs. Ces rapprochements soulèvent une question fondamentale : s’agit-il d’une volonté sincère de servir la communauté musulmane ou d’une stratégie visant à renforcer certaines positions et à accéder aux ressources financières et aux responsabilités institutionnelles ?

Les divergences doctrinales et les différends personnels ne devraient jamais être relégués au second plan uniquement lorsque des intérêts matériels entrent en jeu.

La gestion des institutions religieuses doit répondre à des principes de transparence, d’indépendance et de responsabilité. Elle ne saurait devenir un instrument de compétition entre des groupes cherchant à consolider leur influence.

Pendant que ces rivalités occupent le devant de la scène, les véritables préoccupations des musulmans de Belgique risquent d’être négligées : l’éducation des jeunes, l’intégration, la solidarité sociale, la transmission des valeurs spirituelles et la prévention de l’extrémisme.

La communauté musulmane ne doit pas devenir l’otage de conflits internes dont elle ne maîtrise ni les enjeux ni les conséquences.

Le rôle de la Sûreté de l’État belge : des questions qui méritent des réponses

Un autre aspect mérite d’être examiné : le rôle éventuel des services de sécurité belges dans le suivi des activités et des rivalités entourant certaines institutions religieuses.

Il serait légitime de chercher à comprendre dans quelle mesure les autorités connaissent les réunions, les rapprochements et les éventuelles stratégies d’influence qui se développent autour de la Grande Mosquée.

La Sûreté de l’État se limite-t-elle à sa mission de surveillance et de prévention des menaces, ou existe-t-il des mécanismes d’influence sur les rapports de force entre certains acteurs religieux ?

Ces interrogations sont importantes, mais elles exigent des réponses fondées sur des documents, des témoignages vérifiables et des faits établis.

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