23 octobre 2026

Par ALY BAKKALI TAHIRI Rédacteur en chef diplomaticnews.net

Le document que nous avons sous les yeux est une pièce à conviction accablante. Il expose au grand jour l’hypocrisie systémique qui gangrène nos institutions. D’un côté, le texte imprimé ose affirmer que l’établissement est ouvert « à tous les enfants … sans aucune distinction ». De l’autre, la réalité implacable de l’annotation manuscrite vient éventrer le décor : cette prétendue universalité est immédiatement subordonnée à une condition d’appartenance fermée, l’exigence d’une « kétouba (certificat de judaïcité) ». Comment parler d’ouverture quand l’accès aux bancs de l’école est régi par la pureté du sang et du dogme ? ​Ce projet éducatif ne s’en cache d’ailleurs pas : il revendique son ancrage dans l’orthodoxie, le sionisme, et place un État étranger au centre de sa boussole en préparant activement les élèves à la Alya, le tout sous un régime intra et extra muros strictement « fondé sur la Halah’a ».

La complicité de l’État : Financer le séparatisme pour militariser la jeunesse

La gravité de la situation franchit un seuil intolérable lorsque l’on regarde qui paie. Cet établissement est sous contrat d’association avec l’État ; il est donc directement subventionné par l’argent du contribuable. ​Comment justifier qu’une république qui se revendique universelle et laïque finance des officines idéologiques où l’on théorise l’allégeance à une nation étrangère et à un projet colonial ? Cette porosité institutionnelle explique le scandale silencieux qui se déroule sous nos yeux : la présence de milliers de soldats possédant la double nationalité, engagés au front dans les opérations de colonisation et de massacre, sans qu’aucune autorité politique ou judiciaire ne vienne troubler leur quiétude.​De la France à la Belgique — où des plaintes visant des binationaux impliqués dans des crimes de guerre ont été classées sans suite —, en passant par l’Allemagne et les Pays-Bas, un même réseau d’impunité trans européenne protège ces filières d’embrigadement. Ces écoles ne transmettent pas un savoir émancipateur : elles agissent comme des incubateurs de binationaux, des pépinières idéologiques qui formatent la conscience des jeunes pour en faire, en bout de chaîne, la chair à canon d’une armée d’occupation étrangère.

L’avant-garde de l’hégémonie : Le masque d’un Occident complice

Cette mécanique bien huilée s’inscrit dans une vision géopolitique globale que les dirigeants occidentaux assument cyniquement. Déjà en 2006, le Premier ministre espagnol José María Aznar théorisait sans fard qu’il fallait aider Israël car il s’agit de « l’avant-garde de la civilisation occidentale ».​Tout est dit. Qualifier un État ethno-nationaliste et colonial d’« avant-garde », c’est ériger le double standard en règle d’or. C’est décréter que le droit international et l’universalisme moral s’arrêtent là où commence la défense de cette tête de pont militaire.

Le chantage permanent et le deux poids, deux mesures souverain

Dès que les Hommes épris de justice, d’éthique, de paix et d’amour tentent de briser cette omerta, la machine politico-médiatique brandit instantanément l’arme du chantage à l’antisémitisme pour tétaniser les gouvernements. Pourtant, la réalité de la compromission saute aux yeux par l’absurde : pour n’importe quel autre pays et pour n’importe quel autre binational, le simple fait de s’engager dans l’armée d’un État étranger condamné pour violations du droit international entraînerait immédiatement la déchéance de nationalité, des poursuites pour trahison, et ce, sans que l’État ne tremble un instant à l’idée d’être taxé d’une quelconque discrimination.​Si ce réflexe de protection de la souveraineté nationale disparaît magiquement dans ce cas précis, c’est bien parce que l’immunité accordée à ces réseaux relève d’une soumission géopolitique assumée.

Les questions qui fâchent

Face à cette faillite morale et politique totale, les interrogations s’imposent avec une urgence absolue :

​Au nom de quelle trahison républicaine tolère-t-on que l’argent du contribuable serve à financer des structures scolaires qui sélectionnent leurs élèves sur critères ethno-religieux (kétouba) et cultivent une allégeance exclusive à un État étranger ?

Pourquoi applique-t-on un deux poids, deux mesures si flagrant, refusant de retirer la nationalité ou de poursuivre des binationaux s’engageant dans une armée étrangère criminelle, là où la loi s’appliquerait sans hésitation pour tout autre citoyen ?

Jusqu’à quand les États occidentaux se cacheront-ils derrière le chantage idéologique et le mensonge d’un « projet civilisationnel commun » pour absoudre un colonialisme d’un autre âge qui broie la vie des peuples et aliène sa propre jeunesse ?

Le Véritable Projet Universel

​La Vérité éclate enfin : il n’y a pas d’universalité possible dans les replis identitaires, les nationalismes de conquête ou les discriminations par le sang. L’universalisme authentique ne trie pas l’être humain selon sa caste, sa tribu ou son passeport.

​À l’opposé de ces structures d’embrigadement qui morcellent l’humanité pour mieux la dominer, seul un ordre fondé sur la justice absolue, l’égalité inaliénable de tous les êtres humains et la soumission à la loi divine universelle — tel que porté par les messages prophétiques transhistoriques à l’image de celui transmis par le Sceau des Messagers-Prophètes Muhammad Salla ALLAHU عalayhi wa Aalihi wa Sallam pour l’ensemble des mondes — brise les barrières de la tyrannie tribale. L’avenir de l’humanité ne se sauvera pas dans les casernes d’une « avant-garde » coloniale, mais dans la reconquête radicale d’une justice universelle et intransigeante.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *