1 mars 2026

Par Lhoucine BENLAIL vice-président de diplomaticnews.net


L’association Offerfeest vzw invite tous les citoyens intéressés à assister à une audience importante devant la Cour constitutionnelle de Belgique. Le mercredi 4 mars à 14 heures, la Cour constitutionnelle examinera une affaire concernant l’avenir de l’abattage rituel en Belgique. Audience publique : Cour constitutionnelle de Belgique, Place Royale 7 à 1000 Bruxelles. La présence du public, et en particulier des communautés musulmane et juive, est très importante. Cette affaire concerne directement la liberté religieuse et la possibilité concrète pour les croyants de vivre selon leurs convictions.
Une question bien plus importante qu’une simple technique d’abattage : Beaucoup de gens pensent que l’abattage rituel n’est qu’une question de technique d’abattage. En réalité, il faut distinguer deux choses très différentes. Lorsqu’un animal est abattu selon certaines règles techniques, la viande peut être déclarée halal ou casher. Il s’agit alors essentiellement d’une question de consommation alimentaire. Dans ce cas, l’abattage peut être vu comme une méthode technique. Mais pour les croyants, l’abattage rituel est bien plus que cela. Il s’agit d’une rite religieuse et d’une offrande, un acte accompli devant Dieu selon des prescriptions précises. C’est cet acte religieux lui-même qui est protégé par la Constitution et par les conventions internationales. Ce n’est donc pas seulement la consommation de viande halal ou casher qui est en jeu. C’est la possibilité de pratiquer un rite religieux.
Les autorités flamandes et wallonnes affirment que l’abattage rituel resterait possible grâce à ce qu’elles appellent « l’étourdissement réversible ». Cette technique consiste à étourdir l’animal avant ou après la saignée, tout en prétendant qu’il pourrait survivre s’il n’était pas abattu. Mais dans leurs propres mémoires devant la Cour constitutionnelle, les régions reconnaissent que cette méthode n’est en réalité pas pratiquée dans les abattoirs. Autrement dit, l’exception existe sur papier, mais pas dans la réalité. Sans exception réelle, la réglementation devient en pratique une interdiction.
La réglementation européenne reconnaît explicitement que l’abattage rituel peut être pratiqué selon des prescriptions religieuses. Les États ou régions ne peuvent introduire de nouvelles règles que sous certaines conditions prévues notamment par l’article 26 du règlement européen sur l’abattage des animaux. Cette procédure prévoit notamment une justification scientifique et un contrôle au niveau européen. Or aucune région belge n’a réellement suivi cette procédure. Cela pose une question importante de sécurité juridique.
La Cour constitutionnelle est chargée de protéger les droits fondamentaux garantis par la Constitution. Dans cette affaire, la question centrale est simple : Une réglementation peut-elle aller si loin qu’elle rend impossible la pratique d’un rite religieux ? Pour les musulmans et les juifs concernés, la réponse est claire : la liberté religieuse doit rester une réalité concrète et non seulement un principe théorique. Une comparaison simple : Imaginons que Noël reste autorisé, mais que l’on interdise le sapin de Noël et qu’on impose à la place un petit bonsaï au milieu de la table. Ou que Pâques reste autorisée, mais que les œufs en chocolat soient interdits et remplacés par de simples carrés de chocolat sans forme. Ou même que la Saint-Nicolas reste autorisée, mais que les spéculoos ne puissent plus avoir la forme traditionnelle du saint patron des écoliers. On pourrait dire que les fêtes existent encore. Mais chacun comprendrait que leur sens serait profondément modifié. C’est exactement ce que ressentent de nombreux croyants face aux restrictions actuelles.
L’audience du 4 mars constitue un moment important. Elle concerne la liberté religieuse, le respect des traditions et la place des minorités religieuses en Belgique. La présence du public est essentielle.
Elle montrera que cette question concerne des milliers de familles en Belgique. Nous invitons particulièrement les citoyens musulmans et juifs à assister à cette audience. Audience publique : rendez-vous : Mercredi 4 mars – 14h, Cour constitutionnelle, Place Royale 7 à Bruxelles

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