3 mai 2026

Par Lhoucine BENLAIL vice-président de diplomaticnews.net

Le retour de Faouzi Lekjaa sur le sol marocain ne ressemble en rien à une retraite paisible. C’est le repli stratégique d’un homme dont la stature internationale vient de se fracasser sur le mur de la justice fédérale américaine. Derrière les discours de « fierté nationale » liés au Mondial 2030, l’architecte du système se retrouve aujourd’hui piégé par ses propres zones d’ombre.

​1. Le Séisme de Miami : Une « Persona Non Grata » aux USA

L’absence de Lekjaa au sommet de la FIFA à Miami en 2025 n’était pas un choix, mais une sentence. Le refus de visa par les autorités américaines est un signal diplomatique d’une violence rare. Selon les révélations de La Gazette du Fennec, ce blocage est directement lié aux enquêtes de la DEA (Drug Enforcement Administration).​Le nom du ministre délégué au Budget serait cité dans les ramifications de l’affaire dite de « l’Escobar du Sahara ». Ce scandale de narcotrafic, qui a déjà emporté des piliers du régime comme Saïd Naciri et Abdenbi Bioui, semble désormais atteindre le sommet de la pyramide. Pour Washington, la ligne rouge est franchie : aucune alliance politique ne semble pouvoir couvrir un dossier lié au trafic international de stupéfiants et au blanchiment d’argent.

2. Le Mépris des MRE : « Et alors ? »

Pendant que l’élite cherche la puissance (Al-’Izzah) auprès de puissances étrangères et de ministres suprémacistes comme Ben Gvir, elle affiche un dédain souverain pour son propre peuple. Un récent incident a mis le feu aux poudres au sein de la diaspora : à un citoyen marocain résidant à l’étranger (MRE) évoquant son retour pour investir, un « sinistre » ministre a répondu avec une arrogance décomplexée : « Et alors, vous êtes revenus, qu’est-ce que ça vous fait de plus ? »

​Ce manque de respect total prouve que pour cette caste, les MRE ne sont que des distributeurs de devises. Une fois sur place, leurs droits sont piétinés, leurs mosquées démolies pour des projets immobiliers et leurs biens menacés par une prédation foncière sans précédent.

3. Les « Epstein Files » de la CAF : Le Chantage comme Gouvernance

L’influence de Lekjaa ne repose pas seulement sur l’argent, mais sur l’intimidation. Selon le journaliste Romain Molina, Lekjaa détiendrait une copie ultra-confidentielle des « Epstein Files », un audit explosif sur la gestion de la CAF. Ce document servirait de levier de pression pour manipuler les instances sportives, permettant au Maroc d’obtenir des victoires « sur tapis vert » après des défaites sur le terrain. C’est l’institutionnalisation de la corruption systémique sous couvert de football.

4. La Faillite du Modèle : Clubs en Agonie et Gouffres Budgétaires

Tandis que Lekjaa gère les cordons de la bourse de l’État, le football national, censé distraire les masses, est en pleine hémorragie :​Le Raja Club Athletic et d’autres clubs historiques sont au bord de l’asphyxie, incapables de payer leurs joueurs.​La CAN 2025 et le Mondial 2030 se transforment en gouffres financiers, marqués par des chantiers précipités, des expropriations brutales de citoyens sans contrepartie et des surcoûts faramineux.

Conclusion : La Puissance n’appartient qu’à ALLAH

L’arrogance de cette caste, qui se croit intouchable sous la protection de ses alliés, se heurte aujourd’hui à la réalité. On ne construit pas une nation sur le mensonge, la faim, l’expulsion des croyants de leurs lieux de culte et le poison du trafic.​Le « retour au bercail » de Lekjaa est le test ultime pour la société civile et la justice marocaine. Comme le rappelle le Livre Saint : « Est-ce chez les mécréants qu’ils recherchent la puissance ?

La Puissance appartient à ALLAH, à Son Messager et aux Croyants. »

​Citoyens, MRE, ouvrez les yeux. Le Mondial ne doit plus être le masque de la prédation.

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