Par le Rédacteur en chef : ALY BAKKALI TAHIRI de diplomaticnews.net

À la tribune des Nations Unies, le président iranien Masoud Pezeshkian livre un réquisitoire incendiaire contre l’hégémonie occidentale, renversant le discours américain pour désigner Washington et Tel-Aviv comme les véritables moteurs du terrorisme d’État.
En brandissant le martyre des enfants victimes des bombardements et l’assassinat impuni du Guide suprême de la République islamique, Téhéran pose une question dérangeante : jusqu’où la communauté internationale fermera-t-elle les yeux sur ce double standard mortifère ?
L’accusation miroir : quand le prétendu « sauveur » devient le bourreau
Face aux accusations de Donald Trump qualifiant l’Iran de foyer terroriste, la riposte iranienne prend la forme d’un choc moral brutal. Comment des États qui pilonnent des écoles, des universités et des hôpitaux au moyen de technologies dites « de précision » peuvent-ils prétendre incarner la justice ? En rappelant que plus de 80 000 civils ont été fauchés par des armements américains et israéliens à Gaza et sur le sol iranien, la présidence dénonce l’asymétrie barbare d’un ordre mondial où les crimes de guerre occidentaux sont systématiquement absous sous le masque de la légitime défense.
Ce discours met à nu la diplomatie de la force brute imposée au Moyen-Orient : Des sanctions criminelles : Présentées comme des mesures politiques par l’Occident, elles constituent en réalité une agression directe qui asphyxie les populations, prive les malades de soins et détruit l’économie civile.
L’impunité atomique
: Tandis qu’Israël conserve un arsenal nucléaire opaque et hors de tout contrôle international, l’Iran subit un blocus suffocant pour son simple droit à la recherche scientifique.Le piège de la sécurité unilatérale : Washington et ses alliés cherchent à bâtir leur propre tranquillité sur l’insécurité permanente et la terreur imposées aux peuples voisins.Des questions brûlantes qui ébranlent l’ordre international
Ce réquisitoire interpellé directement la conscience des nations :
Jusqu’à quand l’impuissance organisée de l’ONU servira-t-elle de bouclier juridique aux violations répétées du droit international ?
Comment prétendre apporter la stabilité dans une région en ravageant ses infrastructures de santé, d’éducation et de culture ?
Le droit souverain à l’autodéfense est-il le privilège exclusif des superpuissances et de leurs alliés surarmés ?
Une résistance inébranlable : pas de capitulation sous le chantage
Rappelant que l’Iran n’a agressé aucun voisin depuis deux siècles mais s’est toujours défendu avec fermeté, la déclaration se termine sur un avertissement catégorique : la quête de paix ne sera jamais une soumission. Téhéran réaffirme son refus d’acquérir l’arme atomique, mais exige le respect absolu de ses droits inaliénables sur le nucléaire civil. Face aux menaces, la République islamique prévient qu’elle ne courbera pas la tête.