18 juin 2026

Par Lhoucine BENLAIL vice-président de diplomaticnews.net

goud.maAlarme rouge à Casablanca. Ce jeudi 18 juin 2026, lors de l’audience à la Cour d’appel, la défense du célèbre « Malien » (Haj Ahmed Ben Ibrahim, alias Pablo Escobar du Sahara) a fait voler en éclats la version officielle. Saavocate a martelé avec force : les enquêtes policières et judiciaires confirment le guet-apens, le narcotrafic, le détournement massif de biens et l’escroquerie dont son client a été victime de la part de partenaires influents, dont Saïd Naciri et Abdenbi Bioui.

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Comment un baron présumé de la drogue, aux réseaux tentaculaires, se retrouve-t-il soudain dépouillé de ses villas de luxe (comme la fameuse villa Californie de Latifa Raafat), de ses appartements, de ses voitures haut de gamme et de millions, par ceux qu’il considérait comme des « associés de confiance » ? Et pourquoi la machine judiciaire semble-t-elle davantage occupée à douter de la crédibilité de la victime qu’à punir les véritables prédateurs ?Un complot qui sent le soufreSelon la plaidoirie véhémente de l’avocate, la plupart des arguments de la défense des accusés se sont concentrés sur le discrédit du Malien : « Il n’a rien fait pendant 10 ans », « il n’a pas de preuves écrites », « il n’est pas fiable ». Mais les faits, soutenus par les enquêtes, les écoutes téléphoniques et les aveux des mis en cause, racontent une tout autre histoire :

  • Relations basées sur la confiance aveugle : Transactions en cash, absence de contrats formels… classique dans le milieu. Le Malien, emprisonné successivement en Mauritanie et au Maroc, n’a découvert l’ampleur du vol qu’après coup.
  • Preuves accablantes : Les investigations ont révélé des transferts suspects de véhicules (dont 6 voitures), des ordres de déplacement occultes, et des communications directes sur son expulsion/rapatriement.
  • Opérations fictives : La vente de la villa Californie ? Une transaction simulée selon les déclarations concordantes. Le Malien y vivait avant son arrestation. Aujourd’hui, elle appartiendrait à d’autres.
  • Spoliation systématique : Appartements, propriétés, liquidités… tout a été raflé pendant qu’il était derrière les barreaux, par des « amis » bien placés dans le monde politique, sportif et des affaires. goud.ma

Question brûlante : Comment des personnalités aussi en vue ont-elles pu orchestrer un tel pillage sans protection au plus haut niveau ? Pourquoi les autorités ont-elles mis autant de temps à réagir, alors que les signaux d’alarme (plaintes, témoignages, écoutes) s’accumulaient ?

Cette affaire n’est pas qu’une banale querelle entre trafiquants. Elle révèle les entrailles pourries d’un système où argent sale, influence politique et impunité se mêlent dangereusement. Le Malien, présenté comme le grand baron, se pose aujourd’hui en victime principale et exige son statut de partie civile pour réclamer réparation. Les douanes elles-mêmes ont revendiqué leurs droits. Mais qui remboursera vraiment le préjudice colossal ?Où est passée la justice ? Pourquoi tant d’énergie dépensée à miner la crédibilité d’un témoin central plutôt qu’à creuser les complicités politiques et financières ? Les écoutes téléphoniques ne mentent pas. Les aveux devant le juge d’instruction non plus. Les faits matériels sont là.

Ce procès sent le scandale d’État en puissance.

Il interroge la perméabilité des élites aux réseaux criminels, la corruption rampante et l’instrumentalisation de la justice. Si un baron de cette envergure peut se faire dépouiller aussi facilement par des « partenaires » influents, qu’en est-il des citoyens lambda face à l’arbitraire ?

Le Maroc doit choisir : laisser triompher le clan des spoliateurs intouchables, ou faire éclater la vérité sans compromis. Le peuple observe. L’opinion internationale aussi.

Ce n’est plus seulement l’affaire d’un « Malien »… c’est le miroir d’un système qui tolère, ou encourage, que les loups se dévorent entre eux pendant que les citoyens paient l’addition.Jusqu’où ira-t-on pour étouffer ce scandale ? Les Marocains exigent des réponses claires, pas des manœuvres dilatoires. L’heure de la vérité a sonné.

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