
La lente agonie programmée de Mohamed Ziane à 84 ans en détention n’est pas qu’une tragédie humaine, c’est un séisme moral qui met à nu l’effondrement de toute éthique de justice.
Face à ce diagnostic de tumeur prostatique et à une dégradation physique que rien ne peut justifier, l’heure n’est plus aux communiqués de façade ni au silence complice.Une urgence vitale bafouée : À quatre-vingt-quatre ans, l’incarcération d’un homme ne saurait être une sentence de mort déguisée par la malnutrition, l’épuisement psychologique et le refus d’une prise en charge médicale digne de ce nom.
La faillite de la dignité institutionnelle :
Que craignent-ils d’un octogénaire affaibli au point de laisser sa santé se consumer dans l’indifférence ? La rigueur d’une peine ne confère jamais le droit d’abolir l’humanité d’un détenu.L’interpellation implacable des consciences : Les autorités marocaines portent la responsabilité entière de préserver son intégrité physique ; persister dans l’inertie face à ce péril imminent transformerait l’oubli carcéral en un acte prémédité.
La santé et la dignité d’un être humain ne sont ni négociables ni subordonnées aux calculs de l’arbitraire.