8 août 2026

Il est vrai que l’amour de la patrie relève de la foi, et il est vrai que le Messager d’ALLAH est le plus grand modèle en la matière.Cependant, monsieur le respecté ministre des Habous et des Affaires islamiques, qu’est-ce qui vous a empêché d’adresser également votre message au chef de votre gouvernement, dont vous êtes membre, et au sommet du conseil duquel vous siégez protocolairement, votre siège touchant le sien dans la salle de la présidence ?

Comment peut-il siphonner les richesses du pays à travers des prix de carburant brûlants pour les poches du peuple, le commerce du dessalement de l’eau avec l’État, et la vente d’oxygène aux hôpitaux, tout cela depuis sa position de chef du gouvernement ?

Puis, il monte à bord de son jet très privé pour s’envoler vers l’Espagne afin d’y faire du tourisme, tandis que des dizaines de milliers de fils du peuple bravent les flots de la mer à la nage — femmes, enfants, vieillards, hommes mûrs et jeunes — dont des dizaines ont trouvé la mort par noyade en s’enfuyant d’une « patrie » devenue une simple boutique de commerce de ses richesses et d’assouvissement de la voracité sur ses budgets par des ministres qui sont vos collègues, M. le ministre des Affaires islamiques.

Même vous, notre ministre des Habous et des Affaires islamiques, ni vous ni votre chef de gouvernement ne vous êtes donné la peine de présenter vos condoléances dans le prêche du « cadrage de la prédication », ni d’ordonner la prière de l’absent pour ceux qui sont engloutis par la mer de Sebta occupée.

Quand accomplirez-vous donc ce

« cadrage de la prédication » dans le camp de ceux qui font peser la plus dure épreuve sur les patries, et qui siphonnent le plus les richesses et les rêves du peuple devenus leurs otages ? Ces gens ne voient en nous que des ouvriers dans leurs domaines, ou des clients sur le trottoir de leurs magasins et de leurs stations de service — ce service qui est pourtant notre carburant — alors qu’ils ont siphonné pendant des décennies le quart du budget de l’État via la Caisse de compensation, sans aucun contrôle ni reddition de comptes.Et pourquoi, M. notre ministre des Habous et des Affaires islamiques, n’avez-vous pas pu mentionner le nom de Sebta occupée dans le prêche du vendredi, alors que l’affaire est devenue le titre principal de l’actualité mondiale avec la tragédie de la fuite collective vers le colonisateur (vers le colonisateur, M. notre ministre !) pour appeler à l’aide face à l’insatiable cupidité de ceux qui occupent avec vous les sièges du conseil de gouvernement ? Un conseil devenu une simple assemblée de commerçants qui salivent devant les marchés publics, et non de ministres garants d’une patrie appelée, chez nous le peuple uniquement : le Royaume du Maroc !

En attendant que vous cadriez votre prédication un jour… un de ces jours… vers le carré où vous devez adresser l’exhortation, le conseil et même la réprimande (ce qui constitue le devoir du moment), veuillez agréer, M. le ministre des Habous, nos vœux de vendredi béni.

De : Aziz Hanaoui, amoureux de la patrie.

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