13 mai 2026

Plusieurs responsables de mosquées, acteurs associatifs et membres de la communauté musulmane de Belgique expriment aujourd’hui leur profonde incompréhension face à une situation devenue institutionnellement incohérente.

Le Moniteur belge du 7 mars 2024 a publié la dissolution judiciaire et la clôture immédiate du

« Collège de l’Exécutif des Musulmans de Belgique », avec toutes les conséquences juridiques que cela implique.

Malgré cette dissolution, force est de constater que certaines personnes continuent, depuis lors, à intervenir publiquement, à multiplier les recours et procédures devant différentes juridictions, ainsi qu’à tenter de maintenir une influence au sein de la communauté musulmane belge, alors même que plusieurs démarches entreprises n’ont pas abouti favorablement.

De nombreuses questions se posent désormais de manière légitime :

• Comment une structure dissoute continue-t-elle à se présenter comme interlocuteur communautaire ?

• Sur quelle base certaines interventions publiques sont-elles encore menées ?• Pourquoi des attaques répétées sont-elles dirigées contre des structures reconnues et légalement établies,

telles que le CMB ?

• Comment expliquer la volonté persistante de maintenir une présence et une influence au sein des mosquées malgré les décisions institutionnelles et judiciaires intervenues ?

Cette situation crée une confusion importante auprès des fidèles, des mosquées et des partenaires institutionnels. Elle fragilise également les efforts de stabilité, de reconstruction et de normalisation de la représentation du culte musulman en Belgique.

Le débat démocratique reste naturellement légitime. Cependant, nul ne peut ignorer que la multiplication de structures parallèles, les tentatives d’ingérence communautaire et la contestation permanente des cadres institutionnels reconnus contribuent à alimenter les tensions et la division.

La communauté musulmane de Belgique mérite aujourd’hui :

• de la clarté,

• de la stabilité institutionnelle,

• du respect des décisions judiciaires,

• ainsi qu’un cadre représentatif transparent et juridiquement incontestable.

Nous appelons dès lors directement Madame la Ministre de la Justice à apporter toute clarification utile concernant le statut réel, la capacité d’action et les limites institutionnelles des structures concernées, afin d’éviter que cette confusion ne continue à fragiliser inutilement la communauté musulmane belge.

La responsabilité collective impose aujourd’hui lucidité, sérieux et respect du cadre légal.

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