30 May 2024

Rédigé et édité par notre Bénévole Lhoucine BENLAIL Directeur Officiel Diplomaticnews.net

introduction:
La question de l’enquête en cours contre Abdullah Boussouf, secrétaire général du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger, concernant son financement d’un fugitif de la justice, n’est que la pointe de l’iceberg en raison du défaut structurel dont souffre ce Conseil. Si l’affaire apparaît comme une question individuelle, elle révèle en réalité un système entrelacé de corruption et de népotisme qui est profondément ancré dans les institutions du monde maghrébin.

Poulpe à tentacules:
Il ressort clairement des données disponibles que le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger regorge d’amis et de connaissances d’Abdellah Boussouf, parmi lesquels des personnalités médiatiques, des contractuels, des professeurs d’université et une armée de conseillers et d’entrepreneurs avec lesquels il entretient des relations personnelles. Cette situation indique l’existence d’un système complexe d’intérêts et d’extensions qui se chevauchent et drainent illégalement le budget de cette institution.

Fuite financière :
Les salaires et compensations accordés aux employés et entrepreneurs du Conseil sont très chers et ne correspondent pas au caractère volontaire de l’adhésion. Les nombreux voyages à l’étranger dont bénéficient les proches de Boussouf, les frais d’impression des publications et les dépenses de la nouvelle chaîne électronique « Awasr TV », constituent également une charge financière importante pour cette institution.

Manque de transparence et de responsabilité :
L’affaire va plus loin, puisqu’il n’existe aucune trace de rapprochements de recrutement et de passation d’experts avec le Conseil sur ses sites Internet ou sur celui du service public, ce qui pose des questions sur l’intégrité de ces pratiques. Aussi, les partenariats médiatiques que le Conseil a conclus avec certaines institutions médiatiques, sous prétexte de mener à bien des projets « consomptibles », n’ont pas publié un seul mot sur l’actualité de l’enquête sur Boussouf, mais se sont plutôt rangés du côté de sa position.

Conclusion:
L’affaire Boussouf révèle une faille structurelle dans les institutions du Maroc , alors que la corruption et le népotisme semblent s’être ancrés au cœur de leur travail. Cette question nécessite de reconsidérer les structures de ces institutions et leurs mécanismes de gouvernance, pour garantir la transparence, la responsabilité et la bonne gestion des fonds publics. Autrement, le Maroc du monde restera l’otage de la pieuvre des intérêts imbriqués et des extensions personnelles.

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