30 May 2024

La droite israélienne doute de l’existence d’une réelle intention d’envahir Rafah.

Patrouilles de gardes-frontières sur une route parallèle à l’axe de Philadelphie, zone tampon séparant l’Égypte de Gaza, le 19 Mars 2007 (archives AFP)

Édité par notre Bénévole Lhoucine BENLAIL Directeur Officiel Diplomaticnews.net

Source: https://aawsat.com/

Au moment où des informations sont publiées sur des « signes positifs » pour parvenir à un accord de cessez-le-feu et conclure un accord d’échange de prisonniers, les cercles de sécurité de Tel-Aviv ont rapporté que l’armée israélienne avait mené des délibérations sur des opérations militaires à Rafah qui seraient une alternative à un conflit généralisé. invasion de la ville.Les médias hébreux citent des sources militaires fiables affirmant qu’à la lumière de l’opposition internationale et des avertissements, y compris américains, contre l’invasion de Rafah, où se trouvent plus de 1,4 million de personnes déplacées, il est nécessaire de rechercher une alternative qui servir le but. La meilleure alternative est de contrôler la frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï égyptien, connue sous le nom d’Axe de Philadelphie ou d’Axe Salah al-Din, comme c’était le cas avant le retrait israélien de cette zone en 2005.

Qu’est-ce que « l’axe Philadelphie » à la frontière entre Gaza et l’Égypte ?

Ces sources ont confirmé que le but de cette mesure est d’empêcher les passages au-dessus ou sous terre entre le Rafah palestinien et le Rafah égyptien. Elles sont confiantes dans l’existence de tunnels efficaces, malgré le déni catégorique de l’Égypte.

Selon la radio militaire israélienne, il reste actuellement 4 bataillons du Hamas à Rafah, et il semble qu’ils travaillent toujours de manière monotone et organisée. Pour le démanteler, il faudra des mois car l’armée israélienne devra travailler à détruire le réseau de tunnels et de forteresses souterraines à l’intérieur de la ville.

Selon le rapport, sans lui nuire de manière significative, il n’y a pas de véritable neutralisation de la chaîne de commandement et de contrôle opérée par le Hamas dans la ville de Gaza. Malgré les vastes et violentes manœuvres terrestres de l’armée israélienne, le système de commandement et de contrôle du Hamas a commencé à se rétablir après le retrait des forces.

Ainsi, selon le rapport, « l’occupation de Rafah ne mènera pas à la défaite du Hamas, même si Israël achèvera ainsi, à première vue, l’occupation de l’ensemble de la bande de Gaza, pour la simple raison que tout au long de la guerre, les forces israéliennes L’armée ne contrôle pas toutes les zones de la bande de Gaza en même temps, même si sept mois se sont écoulés depuis sa guerre. Même dans les zones occupées, l’ennemi (Hamas) peut poursuivre la guérilla », selon le rapport.

Soldats de l’armée égyptienne au poste frontière de Rafah entre l’Égypte et la bande de Gaza (Agence de presse allemande)

Mais la radio a aussi parlé d’un mouvement égyptien encore mal compris, de l’autre côté de la frontière. Il indique qu’au cours des deux dernières semaines, l’armée israélienne a observé un déploiement inhabituel de l’armée égyptienne à la frontière avec la bande de Gaza, où des soldats blindés sont apparus à grande échelle avec leurs véhicules et équipements de combat.Elle a ajouté : « Cela pourrait être une crainte égyptienne que les foules de personnes déplacées à Rafah se dirigent vers la frontière, et cela pourrait être une expression de malaise face à la possibilité d’une invasion israélienne. »

Personnes déplacées du nord de Gaza près du mur séparant l’Égypte de la bande de Gaza en janvier dernier (Agence de presse allemande)

Dans les deux cas, les forces armées égyptiennes sont déployées dans des zones où elles n’étaient pas présentes ces dernières années, mais uniquement les forces de police égyptiennes, comme le stipule les annexes de sécurité des accords de Camp David, signés entre les deux pays en 1979.Il convient de noter que les deux pays ont déjà violé les principes des accords de sécurité de Camp David, avec un accord entre eux, lorsque l’Égypte combattait des organisations terroristes dans le Sinaï et qu’Israël luttait contre certains aspects de la contrebande (armes, drogue et trafic d’êtres humains).

Des soldats israéliens inspectent du matériel militaire sur un site situé à la frontière sud avec la bande de Gaza, près de Rafah (AP)

La radio militaire a cité des officiers israéliens disant que des préparatifs étaient en cours pour faire face à un scénario similaire à l’opération armée qui a eu lieu en 2012, au cours de laquelle des combattants palestiniens ont quitté la bande de Gaza pour le Sinaï et ont saisi un véhicule blindé avec lequel ils ont pris d’assaut la frontière pour attaquer. Israël.Il convient de noter que la droite israélienne ne croit pas que l’armée ait préparé un plan réel et sérieux pour envahir Rafah, et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu suit l’armée sur cette question, et que tout ce qu’elle dit est dans le but de propagande et de menaces uniquement

Le secrétaire d’État américain Anthony Blinken se promène avec le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant et la coordonnatrice principale pour les affaires humanitaires et la reconstruction à Gaza Sigrid Kaag au poste frontière de Kerem Shalom (Reuters)

Les doutes de la droite se sont renforcés lorsque le secrétaire d’État américain Anthony Blinken, en visite dans la région de Gaza, a annoncé mercredi que son pays n’avait pas encore obtenu de plan de guerre convaincant pour envahir Rafah, qu’il était toujours opposé à cette invasion et estimait qu’une telle opération nuirait à la question des personnes détenues par le Hamas ».Le journal de centre-droite Israel Hayom a déclaré jeudi : « Bien que des voix politiques en Israël accusent le Premier ministre de ne pas concéder assez de concessions, les déclarations du secrétaire d’État Blinken ne laissent aucun doute sur le fait que celui qui est responsable de l’absence d’accord pour libérer les otages est (Le Hamas n’utilise pas le mot « non », mais il manipule les parties participant aux négociations.Le rapport indique que le gouvernement a toute légitimité pour occuper Rafah et démanteler les brigades restantes du Hamas.

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