25 June 2024

Édité par notre Bénévole Lhoucine BENLAIL Directeur Officiel Diplomaticnews.net

Sourcs: La Tribune, https://www.tunisienumerique.com/maroc-decision-spatiale-israel-choisi-pour-son-satellite-espion-la-france-ecartee/, https://fr.le360.ma/politique/defense-le-maroc-a-commande-un-nouveau-satellite-dobservation-aupres-dun-groupe-israelien

Le Maroc a pris une décision stratégique en confiant la construction de son prochain satellite d’observation à Israel Aerospace Industries, évinçant ainsi les géants français Airbus et Thales qui avaient construit le Mohammed-VI A en 2017. Cette annonce marque un tournant dans la coopération spatiale du Royaume. Le choix du modèle israélien Ofek-13, réputé pour ses capacités avancées, a été officialisé à la fin de l’été dernier, selon les informations du journal français La Tribune. Les deux entreprises françaises avaient participé à l’appel d’offres, mais n’ont pas été retenues, conduisant même à un refus d’accueil des autorités marocaines envers la Direction générale de l’armement de France.Ce revirement souligne l’évolution des relations diplomatiques et technologiques dans le domaine spatial. Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, qui avaient vendu au Maroc deux satellites espions Pléiades en 2013, se voient désormais évincés au profit d’une coopération avec Israel Aerospace Industries. Cette décision pourrait également avoir des implications sur les partenariats futurs dans le secteur spatial, illustrant les choix géostratégiques du Maroc dans un contexte international en mutation.

le Maroc a commandé un nouveau satellite d’observation auprès d’un groupe israélienLe satellite Mohammed VI-A.Le satellite d’observation marocain Mohammed VI-A, lancé en novembre 2017.. DRAlors le duo français formé par Thales et Airbus espérait remporter une nouvelle fois ce marché, le Maroc a finalement opté pour une technologie israélienne dans le choix de son nouveau satellite d’observation, le troisième du genre après ceux lancés successivement en 2017 et 2018.

À la fin de l’été dernier, le Maroc a sélectionné un groupe israélien -vraisemblablement Israel Aerospace Industries (IAI)- pour lui fournir un nouveau satellite d’observation, qui doit remplacer Mohammed-VI A, lancé en 2017 et fabriqué par le duo français composé d’Airbus Defence & Space (ADS) et de Thales Alenia Space (TAS), rapporte le média français La Tribune, citant des sources concordantes.L’offre présentée par les deux groupes français, qui ont participé à cette compétition, n’a visiblement pas eu les faveurs des autorités marocaines. À en croire la même source, Rabat aurait même refusé de recevoir des représentants de la Direction générale de l’armement (DGA), département du ministère français des Armées, qui souhaitait alors pousser les offres des groupes français, en 2013, le gouvernement marocain avait acquis auprès de Thalès et Airbus deux satellites d’observation, pour un marché correspondant à plus de 500 millions d’euros. Il s’agit d’un système composé de deux satellites de reconnaissance et d’observation de la Terre (A et B) de type Pléiades. Le premier satellite a été lancé en novembre 2017, puis le second un an plus tard, en novembre 2018.Baptisées Mohammed VI A-B, les deux satellites avaient été fabriqués par TAS, comme maître d’œuvre du système, et Airbus, comme co-maître d’œuvre. Thales avait fourni la charge utile, comprenant l’instrument optique, le sous-système de transmission d’images et le segment sol pour le traitement et la production d’images, tandis qu’Airbus était en charge de son intégration, ainsi que de la fourniture de la plateforme et du segment sol pour la planification des missions et le contrôle du satellite, détaille le média français.Le timing d’une «fuite»Fondé en 1948, le groupe israélien Israel Aerospace Industries est actif dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale. En plus des avions militaires et des hélicoptères, son expertise englobe des systèmes et des solutions dans des domaines aussi divers que les satellites de reconnaissance et les radars, s’étendant à tous les aspects de la commande, du contrôle, et des communications, y compris dans les sphères de l’informatique et de la cybernétique. L’information fuitée dans le quotidien économique français La Tribune interpelle par son timing. Elle intervient en pleine guerre entre Israël et le Hamas et peut être considérée comme une manœuvre visant à embarrasser les autorités marocaines auprès d’une frange de la population pro-palestinienne. Elle intervient aussi au moment où les relations entre Rabat et Paris connaissent un réchauffement relatif, après une longue période de glaciation. Cette information semble également sciemment ignorer l’essentiel: pourquoi le Maroc aurait opté pour un satellite israélien? De quelles insuffisances technologiques souffrirait l’offre française?

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